Le Baromètre 2025 AMRAE SEDGWICK sur le pilotage de la gestion de sinistres en entreprises

Le Baromètre 2025 AMRAE SEDGWICK sur le pilotage de la gestion de sinistres en dommages vise à comprendre comment les sinistres « dommages » sont aujourd’hui gérés, l’évolution des pratiques depuis 2023 et les nouveaux besoins en matière de services et de digitalisation.

Ce Baromètre repose sur une enquête menée en mars 2025 auprès de 1 106 membres de l’AMRAE, complétée par des entretiens qualitatifs avec des directeurs assurances de groupes industriels internationaux, et met en valeur des points clés :

  • Un équilibre délicat entre transfert et rétention. Les directions financières privilégient la rétention accrue pour contenir les primes, avec de forte hausse des franchises liée à la montée des coûts (inflation, connectique, main-d’œuvre, risques climatiques). En conséquence, une charge de gestion interne plus lourde pour les sinistres sous franchise et nécessité de pédagogie interne et un risque accru de perte de visibilité sur les sinistres mineurs non suivis.
  • La captive d’assurance est un outil réservé aux grandes structures. Les grands groupes (souvent du CAC 40) exploitent les captives pour mieux maîtriser leurs risques et négocier les primes. Il s’agit d’un outil efficace mais coûteux et complexe, peu accessible aux ETI avec un potentiel d’extension grâce aux évolutions réglementaires françaises récentes.
  • La digitalisation est bien un levier de performance. Seulement 26 % des répondants disposent d’un outil dématérialisé de gestion des sinistres. Les plateformes collaboratives (SIGR, outils de pilotage) restent rares (16 % équipés). Aussi, la digitalisation permet une traçabilité accrue, une centralisation des données, une fluidité dans le suivi multi-acteurs et un pilotage plus proactif. La télé-expertise est saluée pour réduire les déplacements et les délais.
  • La prévention est un pilier stratégique. Les sinistres sous franchise (souvent d’intensité moyenne) exigent un suivi fin pour éviter la répétition. Les données de sinistralité servent à : justifier les investissements, alimenter la cartographie des risques et structurer les plans d’action correctifs.
    En conclusion, le Baromètre 2025 confirme que la gestion des sinistres devient un enjeu stratégique de pilotage global du risque : la rétention augmente, la digitalisation s’impose comme clé d’efficacité, la prévention et la durabilité s’affirment comme leviers de compétitivité et de résilience. Le risk manager de demain sera autant un analyste de données qu’un acteur stratégique de la résilience d’entreprise.